Onze CHU aptes à effectuer des opérations d'implants cochléaires
Onze centres hospitalo-universitaires à travers le territoire national sont actuellement aptes à effectuer des opérations d'impla
Onze centres hospitalo-universitaires à travers le territoire national sont actuellement aptes à effectuer des opérations d'implants cochléaires au profit des personnes atteintes de surdité profonde, a affirmé, jeudi à Alger, le ministre de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière, Said Barkat . M. Barkat qui répondait à une question d'un membre du Conseil de la Nation, a indiqué que 659 interventions chirurgicales pour la pose d'implants cochléaires ont été réalisées en 2007 rappelant le coût élevé de cette opération minutieuse allant de 2,04 à 2,05 million DA pour l'appareil seulement.Rappelant le bilan positif de l'Algérie dans ce domaine, le ministre a affirmé que "l'Etat encourage les implants cochléaires et des autres prothèses pour réduire la facture des transferts de malades à l'étranger". Il a rappelé dans ce sens que l'hôpital d'Annaba a réalisé à lui seul 256 opérations d'implants cochléaires jusqu'à présent. Il a en outre affirmé que la tutelle "ne ménage aucun effort pour la prise en charge de ces opérations à chaque fois que les conditions le permettent", ajoutant qu'un conseil scientifique veillait au bon déroulement de ce genre d'opérations.
M. Barkat a appelé à l'occasion au dépistage précoce de la surdité notamment chez l'enfant en vue de faciliter la prise en charge et éviter ce genre d'opérations coûteuses.
A une question sur le rôle des secteurs public et privé dans le domaine de la santé en Algérie, M. Barkat a salué le rôle des deux secteurs au service des intérêts du citoyen. Cependant, le ministre a précisé que le secteur public constituait "l'épine dorsale" de la santé en Algérie ajoutant que "nous ne pouvons nous passer des privés en tant que facteur complémentaire".
A cette occasion, le ministre a présenté des statistiques relatives au secteur de la santé publique doté de 282 établissements hospitaliers, 1.383 cliniques et 5.500 salles de soin outre 36.680 lits, ce qui représente 93,5% de l'ensemble des structures sanitaires en Algérie qui emploient 25.000 médecins et praticiens aux cotés de 88.000 cadres.
Le secteur privé dispose, quant à lui de 151 cliniques médicales chirurgicales et de 15.420 cliniques d'une capacité de 4.474 lits, sachant que 17.800 médecins dont 5.035 spécialistes activent dans le secteur privé, précise le ministre. Dans ce contexte, M. Barkat a rappelé les lois régissant la relation entre les deux secteurs dont l'obligation pour le secteur privé de travailler avec ses moyens propres avec la possibilité de recourir à la coopération internationale avec d'autres parties.
Le ministre a mis l'accent sur "l'impératif pour les médecins universitaires de se conformer à leur travail dans le secteur public conformément à ce que stipule la Loi qui leur permet toutefois de travailler pour le secteur privé uniquement deux jours par semaine".
Concernant le paramédical en Algérie, M. Barkat a relevé le manque enregistré en la matière précisant que le programme quinquennal prévoit l'ouverture de 789 établissements paramédicaux à travers toutes les wilayas du pays. 10.900 étudiants suivent actuellement une formation en paramédical, précise le ministre qui rappelle que les autorités concernées ont décidé de relancer les différentes écoles et instituts paramédicaux eu égard à leur apport en la matière.
Enfin, M. Barkat a annoncé l'ouverture prochaine d'unités spécialisées en paramédical au niveau de chaque wilaya appelant les étudiants à s'y inscrire vu les besoins exprimés par l'Algérie en la matière.
Source: APS



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